Glossaire

Droit musulman :

Loi islamique révélée au prophète Mohamed (Pbsl) et inscrite dans le Coran. Un produit conforme au droit musulman répond aux exigences de la loi islamique.

Comité de conformité avec le droit musulman : Comité de spécialistes de l’Islam fournissant des conseils à une institution financière islamique pour le développement de produits conformes au droit musulman.

Fatwa : Avis juridique émis par un jurisconsulte (scholar) sur la base du droit musulman.

Fiqh : Jurisprudence islamique. Science du droit musulman. C’est une source importante de l’économie islamique.

Gharar : Incertitude. L’une des trois interdictions fondamentales en finance islamique (avec le Riba et le Maysir). Le Gharar est un concept complexe qui recouvre certains types d’incertitudes ou d’imprévus liés à un contrat. L’interdiction du Gharar sert souvent de fondement aux critiques des pratiques financières classiques telles que la vente à découvert, la spéculation et les produits dérivés.

Hadith : Récit rapportant une parole ou un acte du Prophète Mohamed (Pbsl).

Halal : Terme employé pour qualifier tout ce qui est licite, permis et autorisé.

Haram: Terme employé pour qualifier tout ce qui est interdit et illicite.

Ijara : Contrat de crédit-bail aux termes duquel la banque achète un bien pour un client puis le loue en crédit-bail pour une période déterminée.

Ijara-wa-Iqtina : Similaire à l’Ijara, à cette différence près que le client a la possibilité d’acheter le bien à la fin du contrat.

Istisna (financement progressif) : Contrat d’acquisition d’un bien avec paiement progressif du prix au fur et à mesure que le bien est construit.

Joint venture : Une entreprise commune (ou coentreprise) est créée par deux entreprises ou plus, et est détenue à parts variables par ces dernières (égales ou non).

Maysir : Jeu de hasard. L’une des trois interdictions fondamentales en finance islamique (avec la Riba et le Gharar). L’interdiction du Maysir sert souvent de fondement aux critiques des pratiques financières classiques telles que la spéculation, l’assurance traditionnelle et les produits dérivés.

Mudaraba : Partenariat d’investissement. Technique de financement utilisée par les banques islamiques dans laquelle le capital est intégralement fourni par la banque tandis que l’autre partie assure la gestion du projet. Les bénéfices sont partagés selon une clé de répartition fixée au préalable et les pertes éventuelles sont supportées par l’investisseur.

Mudarib : Dans un contrat Mudaraba, la personne ou partie qui intervient en qualité d’entrepreneur.

Murabaha : Forme de crédit qui permet au client d’effectuer un achat sans avoir à contracter un emprunt portant intérêt. La banque achète un bien puis le vend au client en différé.

Musharaka : Partenariat d’investissement dans lequel les conditions de partage des profits sont prédéfinies et les pertes sont proportionnelles au montant investi ; C’est une forme de capital-investissement.

Pbsl : Acronyme signifiant "Paix et bénédiction soit sur lui".

Qiyas : Raisonnement par analogie.

Rab-al-maal : Dans un contrat Mudaraba, la personne qui investit les capitaux.

Riba : L’une des trois interdictions fondamentales en finance islamique (avec le Gharar et le Maysir). Littéralement, augmentation ou ajout. Techniquement, toute augmentation ou tout avantage obtenu par le prêteur etconstituant une condition du prêt. Tout taux de rendement sans risque ou « garanti » sur un prêt ou un investissement relève de la Riba.

Scholar : Jurisconsulte.

Sukuk : Similaire à une obligation adossée à un actif, le Sukuk est un billet de trésorerie qui confère à l’investisseur une part de propriété dans un actif sous-jacent et lui assurant un revenu à ce titre. L’entité émettrice doit identifier les actifs existants à vendre aux investisseurs Sukuk, par transfert à une entité ad hoc. Les investisseurs jouissent alors de l’usufruit de ces actifs, au prorata de leur investissement. Ils supportent généralement le risque de crédit de l’émetteur plutôt que le risque réel lié aux actifs détenus par l’entité ad hoc. Les Sukuk peuvent être cotés et notés en fonction du marché cible mais ce n’est pas obligatoire. Les Sukuk sont généralement émis par des entreprises, certaines institutions financières et des Etats (Bahreïn, Malaisie, Pakistan…).

Sunna : Tradition islamique tirée de l’exemple de la vie du Prophète Mohamed (Pbsl). Deuxième source, en importance, de la loi islamique, après le Coran.

Takaful : Assurance islamique. Prend la forme d’une assurance coopérative avec mise en commun des fonds, selon le principe de l’assistance mutuelle. Dans le système Takaful, les membres sont à la fois assureurs et assurés. L’assurance traditionnelle est interdite dans l’Islam car elle contient plusieurs éléments Haram (illicite) tels que le Gharar et la Riba.